Le solaire en toiture prend forme au Québec. Dans cette évolution, l’AMCQ entend proposer une analyse claire, rigoureuse et indépendante des enjeux liés à la toiture, à l’analyse technique et au service-conseil.
MESSAGE CLÉ
Le photovoltaïque peut s’intégrer aux toitures du Québec, à condition que la toiture demeure au cœur de l’analyse, de la conception et des décisions.
Le solaire est possible au Québec. Les premiers projets mandats doivent toutefois être abordés comme de véritables projets de toiture, avec en tenant compte ldes vérifications requises sur la structure, de l’étanchéité, le du drainage, de l’accès à l’entretien et dles responsabilités des intervenants.
Le solaire photovoltaïque n’est plus un sujet théorique pour le Québec. Les données compilées dans l’étude de marché réalisée par l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) montrent que le Québec bénéficie d’un ensoleillement annuel supérieur à celui de l’Allemagne, alors que la filière solaire y demeure très peu développée. Cela signifie que le frein majeur n’est pas l’absence de ressource solaire, mais plutôt l’organisation du marché, l’économie des projets et la qualité de leur intégration technique.
Dans la comparaison présentée par le rapport AQPER-Aviseo, l’Allemagne bénéficie d’environ 1 917 heures d’ensoleillement par année et la part du solaire représente environ 12 % de son portefeuille énergétique. Comparativement, le Québec bénéficie d’environ 2 190 heures d’ensoleillement par année, pour une part du solaire d’environ 0,01 %. Le message à retenir est simple : le solaire est techniquement possible au Québec, mais il reste à structurer son déploiement en l’adaptant aux réalités québécoises.
MESSAGE CLÉ
Le potentiel existe. Le défi n’est donc pas de prouver que le solaire fonctionne ici, mais d’encadrer correctement les premières réalisations en toiture.

Carte du potentiel photovoltaïque au Québec. Source visuelle : rapport AQPER/-Aviseo, 2025.
Une toiture solaire ne doit jamais être considérée comme un simple support disponible. Dès qu’un système photovoltaïque est ajouté, la toiture devient une interface technique qui doit tenir compte de l’étanchéité, de la structure, des charges climatiques, de l’accès pour l’entretien, de la sécurité des interventions futures et, dans plusieurs cas, de la garantie.
La vraie question n’est donc pas « Peut-on installer des panneaux? », mais plutôt « Peut-on les installer sans compromettre la performance durable du toit? »

Projet Lemay, immeuble PHÉNIX, Rematek énergie inc.

Projet SIMONS, –Opsun –Sun rail Bbifacial-, 690 kW.
Hydro-Québec a officiellement lancé l’appel d’offres A/O 2025-01 pour l’acquisition d’un bloc de 300 MW d’énergie solaire photovoltaïque. Cet appel d’offres constitue un signal fort : le solaire n’est plus un simple sujet de veille, il entre maintenant dans les mécanismes concrets de développement de l’approvisionnement énergétique au Québec.
Pour le milieu de la toiture, ce mouvement a deux conséquences. Premièrement, il annonce une augmentation de l’intérêt pour les projets solaires, y compris sur les bâtiments. Deuxièmement, il crée une fenêtre où l’information préventive est essentielle : plus les premiers projets seront bien pensés, moins le marché reproduira de mauvaises pratiques.
Signal du marché.
Le solaire entre maintenant dans les mécanismes concrets de développement énergétique au Québec. L’information diffusée en amont des premiers projets devient donc essentielle.

Hydro-Québec a aussi annoncé de nouveaux appuis financiers pour soutenir les clients résidentiels et d’affaires qui souhaitent installer des panneaux solaires. L’aide affichée est de 1 000 $ par kilowatt installé, jusqu’à concurrence de 40 % des coûts admissibles d’un projet. Hydro-Québec précise que cela représente en moyenne de 5 000 $ à 6 000 $ pour une résidence et environ 45 000 $ pour une entreprise, selon la taille et la nature du projet.
Cette information est importante pour le public, car elle montre que le sujet n’est plus seulement technique : il devient aussi économique. En parallèle, Hydro-Québec indique que l’autoproduction sera facilitée avec un relèvement de la capacité maximale de 50 kW à 1 000 kW pour l’ensemble de la clientèle.
Il n’existe pas, à ce jour, une norme canadienne unique, complète et spécifiquement centrée sur l’intégration globale des systèmes photovoltaïques à une toiture, et qui tient compte de l’étanchéité, de la durabilité et de la maintenance. En revanche, plusieurs documents de référence existent déjà et doivent être pris en compte.
CSA SPE-900-13 La CSA présente ce document comme un guide de bonnes pratiques pour l’installation de systèmes photovoltaïques en toiture. Le document précise lui-même que le marché canadien a besoin de normes, car les modules photovoltaïques ne sont pas encore pleinement traités dans plusieurs codes du bâtiment.
Codes Canada / CNB 2020 Les documents d’accompagnement des changements au Code national du bâtiment 2020 indiquent qu’une nouvelle approche de conception a été introduite pour les toitures avec panneaux solaires, à la fois pour les effets du vent et de la neige.
CNRC Le Conseil national de recherches du Canada signale que les équipements fixés à l’enveloppe, comme les systèmes photovoltaïques, soulèvent de nouveaux enjeux pour l’intégrité structurale et la performance globale de l’enveloppe.
Énergie Solaire Québec Énergie Solaire Québec publie également un Guide de l’énergie solaire pour le Québec, utile pour comprendre le contexte québécois, le fonctionnement général de la filière et les repères pratiques pour les utilisateurs et les parties prenantes.
AQPER-Aviseo L’étude de marché sur la production d’énergie solaire au Québec fournit des repères clairs sur le potentiel québécois, la comparaison avec l’Allemagne, la place des bâtiments, les coûts et les débouchés du solaire dans la province.
Le message à diffuser au public est simple : oui, le solaire en toiture est possible au Québec, mais il doit être abordé comme un projet de toiture complet. Avant qu’un système soit retenu, il faut d’abord vérifier l’aptitude du toit.
À retenir.
Une toiture solaire réussie repose autant sur l’aptitude du toit et la coordination des intervenants que sur la performance des panneaux eux-mêmes.
Des exemples simples aident à rendre le message plus concret. Voici trois situations typiques à utiliser pour illustrer cette approche.
Exemple 1 — Toiture en fin de vie Un propriétaire souhaite installer des panneaux sur une toiture qui approche déjà la fin de sa durée utile. Même si le projet photovoltaïque semble intéressant, la bonne décision peut être de refaire la toiture d’abord afin d’éviter de démonter prématurément le système plus tard.
Exemple 2 — Toiture neuve sans stratégie d’entretien Le système est prévu sur une toiture neuve, mais aucun dégagement suffisant n’a été maintenu autour des drains, des relevés et des équipements. Le projet doit alors être revu, car l’accès et le drainage après l’ajout font partie intégrante de la performance du toit.
Exemple 3 — Projet techniquement faisable, mais mal coordonné Les panneaux, la structure de support, les percements et la membrane relèvent d’intervenants différents. Sans coordination claire, le risque de litige augmente. Une toiture solaire réussie dépend autant de la coordination des responsabilités que du choix du système.

Photo : Hydro-Québec. Installation de 1700 panneaux solaires
sur le toit du centre sportif à Lac-Mégantic.

Illustration d’une toiture solaire déjà réalisée au Canada.
Source visuelle : Hydro-Québec, / rapport
AQPER-Aviseo, 2025.
Le développement des toitures solaires au Québec est amorcé. Le potentiel est réel, le marché présente des signes d’ouverture et les projets devraient se multiplier au cours des prochaines années. Cette évolution offre des possibilités intéressantes, mais elle impose aussi de bien comprendre une réalité essentielle : un système photovoltaïque durable doit d’abord reposer sur une toiture durable.
Avant d’ajouter des panneaux, il faut analyser l’état du toit, sa composition, ses charges, ses détails, son drainage, son accessibilité et ses conditions d’entretien. Il faut aussi clarifier les responsabilités de chacun afin d’éviter que la toiture ne devienne la partie oubliée du projet.
L’AMCQ est présente pour accompagner les intervenants dans cette transition. Par son expertise de la toiture, sa capacité d’analyse et son rôle de conseil, elle souhaite contribuer à un développement rigoureux, durable et adapté aux réalités du Québec. Informer, encadrer, prévenir les erreurs et éclairer la prise de décisions feront partie intégrante de cette démarche.
PRÉSENTE POUR INFORMER, ANALYSER ET CONSEILLER
L’AMCQ entend accompagner le développement des toitures solaires dans le respect des exigences techniques de la toiture au Québec.
La Garantie Maître Plus de l’AMCQ couvre la main-d’œuvre et les matériaux sur une période de 10 ans. Inégalée dans l’industrie, elle représente une promesse de satisfaction à long terme et de tranquillité d’esprit.
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